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Une seule Haute Ecole provinciale …
pour plus de solidarité, d’effi cacité et de démocratie
Déjà en 1995, la question du nombre
des Hautes Ecoles provinciales à créer a été largement débattue. Le
choix s’est porté à l’époque sur trois
Hautes Ecoles en se basant non pas
sur des facilités de gestion mais bien
sur des structures optimalisées en
fonction de leur subventionnement.
Depuis lors, un mécanisme de solidarité
visant à protéger globalement
l’encadrement de notre enseignement
supérieur, a été mis en oeuvre
en accord avec la Commission paritaire
et les Organes de gestion.
Les moyens budgétaires ont ainsi été octroyés en fonction des besoins
de chacune des Hautes Ecoles et en
fonction des autorisations de programmation
de leurs nouvelles sections
ou années de spécialisation.
Le dispositif utilisé était simplement
basé sur une variation des pourcentages
de fonctionnement par rapport à un pourcentage moyen constant.
Le décret du 30 juin 2006 modernisant
le fonctionnement et le financement
des Hautes Ecoles a remis
en cause ces choix que l’on pouvait
qualifier de stratégiques et a enclenché
un processus de réflexion
conduisant au regroupement des
Hautes Ecoles, pour les raisons suivantes
:
• Le rééquilibrage des
moyens budgétaires qui assure la
solidarité entre Hautes Ecoles est
rendu impossible par l’obligation de
devoir atteindre des normes identiques
dans chaque Haute Ecole prise
isolément.
• A partir de l’année budgétaire
2007, ces mesures figent le
financement forfaitaire des Hautes
Ecoles par rapport à la situation
historique. Autrement dit, les bons
choix opérés en 1995 et les années
suivantes ont des effets dont la
portée est définitive dans le temps.
Il s’ensuit qu’un regroupement n’a
plus aucune incidence négative ;
• L’unicité de gestion de notre
enseignement supérieur qu’engendre
la création d’une seule Haute
Ecole conforte l’optimalisationà la fois de l’offre d’enseignement
mais également du fonctionnement
de ses services et de ses instances
consultatives.
• Créer une seule Haute
Ecole, c’est aussi réunir plus de
8000 étudiants, 600 professeurs et
200 agents administratifs et techniques
pour atteindre une dimension
signifi cative au niveau régional, en
tant que partenaire du Pôle mosan,
ou encore au niveau des structures
européennes.
C’est le 14 décembre 2006 que le
Conseil provincial, conformément
d’ailleurs à sa déclaration de politique
générale, s’est prononcé sur la
création de la Haute Ecole provinciale,
en deux phases :
• dès le 1er janvier 2007,
par globalisation des moyens budgétaires
octroyés par la Communauté
française ;
• à partir du 15 septembre
2007, moyennant l’aboutissement
du dossier auprès du Gouvernement
de la Communauté française,
par fusion égalitaire des membres
des personnels, sans engendrer de
pertes d’emploi, et par globalisation
des structures dans le respect des
habilitations et localisations géographiques
reconnues.
Comme il se doit en démocratie, la
proposition avait préalablement été
soumise à l’avis, dans chacune des
Hautes Ecoles d’origine, au Conseil
social, au Conseil pédagogique et
au Conseil des étudiants ainsi que
plus globalement à la Commission
paritaire locale de l’enseignement
supérieur, aux Comités distinct et
particulier de négociation et aux organes
de gestion.
Par ailleurs, un protocole d’accord
est conclu entre le Pouvoir organisateur
et les Organisations représentatives
des membres du personnel afin
de définir les lignes directrices de la
nouvelle organisation qui sera progressivement
mise en place, en vue
d’une amélioration de l’efficacité
dans la gestion de la Haute Ecole,
tout en sauvegardant les emplois du
personnel.
André Gilles
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