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Que sont-ils devenus ?


Samuel Tarquinio pose pour l’Echotier.


Télescope ATS


Observatoire européen situé au Chili.



C’est chez AMOS (Advanced Mechanical and Optical Systems), entreprise spécialisée dans la conception de systèmes optiques de très grande précision destinés à l’industrie spatiale et l’astronomie professionnelle, que nous avons rencontré Samuel Tarquinio, diplômé en 2006 en Baccalauréat Commerce extérieur à la Haute Ecole de la Province. Ce jeune homme de 24 ans s’est livré à L’Echotier.

Echotier : Samuel, vous êtes jeune et déjà bien parti pour faire une belle carrière dans une entreprise reconnue mondialement, expliquez-nous comment vous en êtes arrivé là.

Samuel : En dernière année, j’ai fais mon stage chez AMOS, ce qui m’a déjà permis d’avoir un « pied » dans l’entreprise. De plus, j’ai réalisé mon travail de fin d’études sur l’historique de cette société et l’impact qu’elle a eu dans le domaine de l’astronomie. Ce qui était fort intéressant c’était de constater que face au déclin de la Wallonie, il existe tout de même des entreprises, telle AMOS, qui reflètent une image positive à travers des technologies de pointe. Cela constitue une réelle reconnaissance du savoir-faire wallon. Et c’est une des raisons qui m’a vraiment donné l’envie de travailler là-bas. Plusieurs mois après avoir reçu mon diplôme, ils m’ont téléphoné et j’ai signé mon contrat.

E. : Pouvez-vous définir votre fonction ?

S. : Je suis attaché au Département Achat. Mon rôle est de négocier les prix avec les fournisseurs et les sous-traitants. Nous avons régulièrement des délégués commerciaux qui nous présentent divers produits. J’analyse leurs remises de prix et je choisis la plus concurrentielle. Je travaille principalement en étroite collaboration avec les ingénieurs car la plupart des achats que je fais sont les pièces qui permettent de construire les machines optiques.

E. : Est-ce que vous devez faire face à beaucoup de concurrents ?

S. Les concurrents existent mais ne sont pas très nombreux en ce qui concerne les télescopes puisqu’AMOS se situe dans le concert des leaders européens & mondiaux du marché. De plus, on a une très bonne équipe de commerciaux qui se chargent d’intercepter les appels d’offre et de tenter d’être les plus compétitifs possible.

E. Est-ce que vos études vous ont aidé dans l’exercice de ton métier ?

S. Oui bien sûr, j’ai pu acquérir via ma formation des excellentes bases pour entreprendre mon nouveau métier comme par exemple les notions relatives à tout ce qui touche aux transports, aux douanes. J’ai eu un cours à ce sujet qui me permet de me familiariser plus rapidement avec cet aspect du travail auquel je suis confronté régulièrement. Et d’une manière plus globale, mon baccalauréat m’a apporté la maturité nécessaire afin de travailler dans une société telle que celle-ci.

E. Quel est l’aspect le plus attrayant dans ce que vous faites ?

S. : Je dirais que le fait de travailler pour une société mondialement reconnue tournée vers un domaine peu courant et qui est quand même un des fleurons de la technologie liégeoise (sociétés spatiales du monde). C’est très motivant ! Et en plus, je sais que dans cet univers d’innovations techniques, je vivrai des moments particuliers.

E. De quels « moments particuliers » parlez-vous ?

S. : Il existe un site situé au Chili qui constitue l’observatoire le plus performant au monde. Il permet aux astronomes d’observer les étoiles et les voies lactées grâce aux ATS* (télescopes professionnels) fabriqués par AMOS. Et j’ai assisté à l’envoi du dernier ATS. C’était un moment à la fois impressionnant techniquement et en même temps très émouvant car c’était voir s’achever l’aboutissement d’un travail qui a duré 15 ans !
Pour l’instant un nouveau projet est en cours. Il s’agit en fait de l’étude et de la conception d’un télescope unique de 145 tonnes, de presque 20m de haut qui sera le plus grand télescope d’Asie. Il sera destiné à l’Inde Spatiale. J’ai hâte de pouvoir y travailler !

E. : En effet, c’est le genre de chose qu’on ne voit pas tous les jours ! Et comment envisagez-vous votre avenir professionnel au sein de la société?

S. : J’aimerais tout d’abord devenir un bon acheteur pour acquérir de l’expérience, ce qui me permettra peut-être un jour de basculer dans le Département commercial où là la négociation se fait avec les clients directement et il est question de très gros contrats donc c’est une dimension très différente qui pourrait également me plaire.

E. : Y-a-t-il des perspectives d’avenir pour d’autres jeunes diplômés ?

S. : Vu l’ampleur rapide qu’a prise la société ces dernières années, j’imagine que des postes pourraient être à pourvoir et ici on recherche davantage des jeunes qui ont envie de s’investir.

E. Quels conseils leur donneriez-vous ?

S. : Toujours avoir soif d’apprendre, rester curieux et savoir montrer sa polyvalence. Il faut par exemple savoir se mettre au service de l’entreprise. Je pense que ce qui importe le plus c’est de trouver un travail qu’on aime et dans lequel on sait qu’on pourra s’épanouir.


 

 

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