

De g. à d. : Jacques Decaluwé, Directeur-Président
de la Haute Ecole, Maurice Lecerf, Directeur
général de l’EPL, André Gilles, Député provincial – Président, et Pascal Vrebos, Conférencier.

Le grand amphithéâtre de la Haute Ecole était
bondé pour l’occasion.
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C’est dans un auditoire «plein à craquer» qu’à eu lieu, ce
mardi 19 septembre, la désormais traditionnelle rentrée
académique de la Haute Ecole Léon Eli Troclet – Campus-
2000. Dans celui-ci, on trouvait bien entendu une majorité
d’étudiants et de professeurs, mais également des personnalités
du monde des affaires, de la politique ou des institutions
provinciales et communales.
André Gilles s’est dit particulièrement satisfait de l’évolution
de la Haute Ecole. « En 2000, nous avions déclaré
que nous souhaiterions atteindre le seuil de 2000 étudiants.
Nous sommes en 2006 et nous sommes 2.500. ».
Avant l’intervention du député permanent, le directeur-président
de la Haute Ecole, Jacques Decaluwé avait avec
humour, fait remarquer que l’auditoire devenait un peu
petit et qu’il serait bien que l’on en construise un de 1000
places.
Si les rentrées de cette année s’annonce excellente dans la
plupart des sections, André Gille regretta cependant que
les sections concernant tout ce qui touche au transport et
à la logistique n’aient pas connu plus de succès. Pour le
Député, il s’agit de domaines s’inscrivant directement dans
le projet de redéploiement économique de la Province et
a rappelé que la stratégie de la Haute Ecole s’inscrivait en
droite ligne dans la philosophie du « Plan Marshall » de
redéploiement économique de la Wallonie. « Nous n’en
sommes plus « au chacun pour soi », mais bien au « tous
ensemble », déclara André Gilles.
Avant de laisser la parole à Pascal Vrebos, conférencier
du jour, André Gilles a rappelé l’importance qu’avaient
les heures de stages en entreprises, tant en Belgique qu’à
l’étranger pour les étudiants de la Haute Ecole Léon Eli
Troclet ainsi que la réalisation de projets et qu’un nombre
important de ces étudiants étaient pour le moment,
impliqués, dans une étude approfondie sur les retombées
économiques pour la région du Giro 2006.
Pascal Vrebos : Sommes-nous des analphabètes
des…médias ?
Doit-on encore présenter Pascal Vrebos ? En effet, quelles
sont ceux et celles qui, chaque dimanche midi, ne sont pas
scotchés devant leur téléviseur pour l’émission phare de
RTL-TVI « Controverse » qui décortique un fait de l’actualité
brûlante de la semaine écoulée.
Et le meneur de jeu n’est autre que Pascal Vrebos, autant
talentueux meneur de débat que journaliste sachant poser
à ses invités, les questions qui font mal où que d’autres
n’osent pas trop poser. Mais sait-on aussi que Pascal Vrebos
enseigne l’analyse textuelle, la stylistique et l’éducation
aux médias à l’Université Libre de Bruxelles, au Conservatoire
de Bruxelles et à la Haute Ecole Francisco Ferrer.
Véritable homme de radio et télévision, Pascal Vrebos a
sévi à la RTBF, puis à Bel RTL et RTL – TVI où chaque dimanche
il est un peu une sorte de candide face à ces
nombreux faits de société qui émeuvent ou révoltent.
Mais Pascal Vrebos c’est aussi un écrivain (on lui doit une
quinzaine d’ouvrages comme notamment : Le Gorbatchoc
; Tête de Truc ; ou encore « Une semaine folle avec Henry
Miller » et bien d’autres).
Il est aussi l’auteur d’une trentaine de pièces de théâtre
jouées en France, en Allemagne, aux Etats-Unis et traduites
en néerlandais, anglais et allemands. Il faut aussi
savoir qu’il a reçu plusieurs prix littéraires dont celui de
la SACD (Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques)
pour l’ensemble de son oeuvre ; qu’il a acquis la notoriété
scientifi que et professionnelle en 1994 par un Arrêté du
gouvernement et le Prix Claude De Groulart en 1996.
Enfi n, sachez aussi qu’en décembre 1999 il a été nommé
membre du Conseil supérieur de la Justice par le Sénat.
Et pourtant, nous pouvons vous dire qu’il est resté absolument
simple et humble.
En ce mardi 19 septembre, ce n’est pas pour parler de lui
qu’il est venu à la rencontre des étudiants (dont quelques
uns rêvent de devenir journalistes et d’autres qui le deviendront
sûrement) de la Haute Ecole Léon Eli Troclet. En effet,
son message : «Sommes-nous des analphabètes…des
médias », s’il leur était destiné en premier lieu, intéresse
bien évidemment tout un chacun grand consommateur de
médias.
Pour Pascal Vrebos, l’apprentissage aux médias, devrait
commencer dès l’école primaire. Pour lui il est primordial
de ne pas être manipulé, non pas nécessairement par la
presse, mais pour le message que l’on peut trouver , en
fonction des différentes lectures que l’on en fait, par ce
qui est véhiculé par tous les médias confondus. Et dans
ce domaine, on voit que Pascal Vrebos connaît bien son
domaine puisque c’est en quelque sorte les leçons qu’il
donne à longueur de journée.
Mais ici, pas de leçon magistrale : des faits, rien que des
faits et des exemples qui démontrent que fi nalement ce
qu’on voit à la TV, ce qu’on entend à la radio et ce qu’on
lit dans les gazettes : ce n’est pas forcément la réalité.
Pour Pascal Vrebos, cet apprentissage pour comprendre
les médias et faire en quelque sorte la part du faux et du
vrai est primordial pour pouvoir vivre en démocratie sans
trop de risque d’être dupé. |