Echotier : Louis, vous êtes l’ancien Chef de cabinet d’André Gilles, fonction que vous avez exercée pendant 10 ans. Vous avez lancé le N°1 de l’Echotier. Aujourd’hui c’est le N°50 qui est publié. Quelles étaient vos motivations quant au lancement de ce journal interne ?
Louis Vanderhoven : La motivation profonde était de créer un lien entre les Instituts provinciaux d’Enseignement car les uns ignoraient souvent ce que les autres faisaient et c’était donc une manière de donner des informations strictement liées à l’Enseignement et la Formation. L’Echotier est également un journal destiné à informer les enseignants de toutes les nouvelles initiatives prises tels les espaces tremplins, l’Ecole des cadets, l’Espace Qualité Formation et j’en passe quantité bien entendu.
E. : D’hier à aujourd’hui, comment a évolué l’Echotier ?
L.V. : On a démarré modestement avec un petit format à quatre ou huit pages en noir et blanc. On est ensuite passé à un format A3 avec certains numéros qui ont fait seize pages. Au fil des années, de nouvelles rubriques ont été abordées. Maintenant, on a un format A4 colorisé en 12 pages ce qui au point de vue du texte équivaut pratiquement aux 16 pages du grand format mais c’est plus attractif me semble-t-il.
E. : Il y a en effet de nombreuses rubriques qui sont venues se greffer progressivement. Les pages Culture notamment prennent une certaine place. Expliquez-nous.
L.V : Dans la Déclaration de Politique générale après les élections 1999, il était bien stipulé qu’il fallait plus de culture dans les écoles. On a donc modestement essayé de le faire via l’Echotier avec plusieurs sujets (A méditer, cinéma, livre, poésie, citations, musique…).
E. : Vous êtes retraité depuis le 1 er septembre 2004 et vous vous occupez toujours de l’Echotier, qu’est-ce qui vous motive?
L.V : Je trouve que c’est un bel outil qui mérite de perdurer. Il a d’ailleurs été copié, dans les années qui ont suivi son lancement, par d’autres services, dont notamment le département Culture qui a lui aussi édité un journal interne.
E. : On parle beaucoup de violence dans les écoles tant en Belgique qu’à l’étranger. Qu’en pensez-vous ?
L.V : C’est un phénomène de société ! On peut constater une démission de certains parents. A l’époque où j’étais à l’école, si je rentrais avec une punition, mes parents m’en rendaient une autre sans s’interroger si le professeur avait tort ou raison. Les temps ont bien changé.
Comment un élève peut-il avoir du respect pour ses maîtres si ses parents ne lui montrent pas l’exemple ? Poser la question c’est d’y répondre.
Et il y aussi une hyper médiatisation des faits divers comme par exemple le jeune allemand qui, après avoir jouer deux heures aux jeux vidéos à caractère violent, a tué 15 personnes dans l’école qu’il avait fréquenté.
E. : L’Enseignement représente environ 45% du budget provincial, pourquoi ce chiffre très élevé ?
L.V : Ce pourcentage démontre bien que l’éducation et la formation des jeunes et des adultes ont toujours été et restent la priorité de la Province de Liège.
E. Une dernière question. Allez-vous continuer à vous occuper de l’Echotier ? Si oui, pourquoi ?
L.V : Bien sûr. Tant que Monsieur Gilles le souhaitera, c’est avec plaisir que j’apporterai ma contribution tout à fait bénévole. Cela me permet de garder un pied à la Province où j’ai fait toute ma carrière. Je lui dois bien ce modeste travail.
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