Considérée comme l’un des écrivains les plus novateurs de la littérature allemande, Juli Zeh est née en 1974 et a étudié le droit avant de travailler pour l’ONU. L’Aigle et l’Ange a été traduit en 15 langues et a reçu plusieurs prix prestigieux en Allemagne dont le German Book Award.
François Kasbi, dans le Magazine littéraire, a fait le commentaire suivant :
« Le lecteur fait son deuil de ses illusions concernant un monde meilleur et se doit d’applaudir l’entrée en littérature de Juli Zeh qui, mêlant histoire d’amour et thriller politique et moral, peut, dans ses préoccupations comme dans sa violence, être enrôlée avec Houellebecq et Bret Easton Ellis, parmi ces rares écrivains d’aujourd’hui qui nous donnent de ses nouvelles. »
Les deux extraits qui suivent vous donneront sans doute l’envie de lire cet excellent roman dans lequel les mafias rattrapent la politique, les criminels de guerre croisent les trafiquants de drogue et les individus en quête de sens et d’amour pèsent bien peu de chose :
- C’est dans la nature humaine de vouloir tout savoir et il devrait être dans les attributs de la raison humaine de s’opposer à cette exigence.
- Exactement comme dans un rêve, le souvenir du passé doit lui aussi être transformé en une histoire logique si on veut la conserver ; il a besoin d’un début et d’une fin, et d’évènements qui se suivent les uns après les autres dans une chaîne de causalité bien ordonnée ; il a besoin d’une action dont on peut suivre le déroulé comme celle d’un film. Tout ce qui ne trouve pas sa place est oublié.
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